Le Tourbillon des Arts


Aller au contenu

Dom Juan

Activités

Le Tourbillon des Arts
et
la ville de St leu d'Esserent
présentent
à la
Salle Art et Culture
le vendredi 12 mars 2010
à
20h30
DOM JUAN
ou Le festin de Pierre
de MOLIERE
Tarif adhérent : 4 euros - Tarif non adhérent : 6 euros

L’auteur

Jean-Baptiste Poquelin, né à Paris en janvier 1622, année au cours de laquelle Richelieu est nommé Cardinal, quitte la scène et la vie en 1673, année de la mort de d’Artagnan au siège de Maastricht. Il est contemporain de deux rois de France : Louis XIII qui meurt en 1643, alors que Molière a 21 ans, et Louis XIV qui ne lui succède qu’après la régence d’Anne d’Autriche.
Il suit momentanément le chemin tracé par son père Jean, marchand-tapissier, en reprenant sa charge de Tapissier du Roi à 16 ans. Mais après des études de droit et la rencontre de la famille Béjart, notamment Madeleine qui sera sa maîtresse, et la mère d'Armande qu'il épousera 20 ans plus tard, et qui restera la gestionnaire efficace de ses troupes, il quitte sa charge et fonde à 21 ans l'Illustre Théâtre, puis un an après, en 1644, prend le nom de Molière.
Après des années de voyages et de représentations en France, et des difficultés financières, il se trouve des protecteurs, rencontre les frères Corneille à Rouen, et commence à écrire ses premières pièces à partir de 1655 (L'étourdi, Le dépit amoureux).
Protégé de Monsieur, le frère du roi, il joue pour la première fois devant Louis XIV en 1658.
Installé près du pouvoir qu'il sait ménager, ce qui lui permettra d'obtenir le statut de Troupe du Roy en 1665, il affronte des oppositions que lui amène son goût pour la critique sociale. Il entretient également des relations de coopération / rivalité avec les autres hommes de théâtre et de musique proches de la Cour: Corneille, Racine, Lully …
Molière est alors auteur et comédien. Et c'est le comédien qui va inspirer l'auteur. Son inaptitude aux emplois tragiques et son talent pour la bouffonnerie et le rire, le conduisent à écrire des comédies, genre plébiscité par son public et la Cour.
Disposant d'une facilité à la composition des alexandrins (L'École des Femmes, Tartuffe, Le Misanthrope, Les Femmes Savantes, …), il écrit cependant près des deux tiers de ces pièces connues en prose (Les précieuses Ridicules, Le Médecin Malgré Lui, Georges Dandin, L'Avare, Le Bourgeois Gentilhomme, Les Fourberies de Scapin, Le Malade Imaginaire, …) et Dom Juan n'est donc pas une exception.


La pièce

Molière écrit et fait jouer Dom Juan en 1665 en s'inspirant du personnage créé par Tirso de Molina en 1630 dans sa pièce El Burlador de Sevilla.
Avec la version de Molière, le mythe de Dom Juan trouve une dimension qui conduira, au cours des siècles suivants, de nombreux auteurs à reprendre le thème. Il sera alors un reflet du temps: libertin puni par un dieu vengeur, puis contestataire de l'ordre social, ou encore impuissant incapable d'atteindre la jouissance, voire homosexuel refoulé.
Chez Molière, le personnage est bien "l'homme à femmes" que l'opinion reconnaît lorsqu'elle évoque communément un "dom juan", qui bénéfice peut-être encore, ici ou là, d'une connotation positive, quand, femme, Dom Juan serait péjorativement diagnostiqué nymphomane.
Séducteur, dit-on. Sans doute, car des succès y sont présentés et que rien n'est dit de ses échecs. Mais la séduction réciproque, celles que les femmes - toutes les femmes en atteste Sganarelle - exercent sur Dom Juan, est certaine: Elvire, Charlotte, Mathurine,…. Mais si toute femme peut espérer prendre place dans le cœur de Dom Juan, elle ne peut y rester longtemps. Ce cœur est un palimpseste où nul visage de femme ne peut s'y inscrire sans que soit effacé le précédent, et tout nouveau visage s'y imprime dès la première rencontre. Le plaisir de Dom Juan, il l'avoue lui-même, est donc la conquête.
Mais la pièce de Molière ne se résume pas aux aventures galantes d'un amoureux de l'amour. On peut même considérer qu'elles ne sont qu'un prétexte à des réflexions plus sérieuses, et plus intimes de Molière tant il est complaisant avec son personnage, qui périra des coups d'un dieu de colère, craint par Sganarelle et connu d'Elvire, mais sans jamais se repentir.
Ainsi, Dom Juan, seul au milieu de tous, apparaît plus misanthrope qu'Alceste car il ne cherche pas à négocier avec les autres hommes et n'attend rien d'eux, ni qu'ils changent, ni qu'ils l'aiment.
Il est encore plus dérangeant pour les dévots que ne l'est Tartuffe car son hypocrisie n'est pas intéressée, et n'a pour but que de s'abstraire de la communauté des hommes, et, en singeant la convention sociale, de mieux refuser leur société et ses valeurs. Elle couvre un athéisme sans concession, sans faiblesse, blasphémateur, allant jusqu'au défi de dieu dont il nie pourtant l'existence.
Le besoin de renouvellement obsessionnel du personnage, qui amène A.Camus à comparer Dom Juan à Sisyphe, rappelle la fringale du voyageur pressé de découvrir un nouveau paysage qui chasse le précédent de son esprit. L'action se passant en Sicile, Dom Juan sera donc, pour nous, un navigateur.

La troupe

Le Théâtre de la Lucarne, à l’origine Cercle Théâtral de Coye-la-Forêt, a fêté en 2007 son quarantième anniversaire. Son but constant a été d’assurer une activité théâtrale permanente, avec au moins une création par an. A l’initiative du Festival Théâtral et porté par un public fidèle, la troupe n’a jamais cédé à la facilité et a toujours préféré prendre des risques, avec des textes souvent novateurs ou peu joués dans de petites villes (Brecht, Lorca, Artaud, Camus, Arrabal…). Mais elle a tenu aussi à donner des œuvres de répertoire, dont on connaît souvent le nom sans les avoir vues. Elle mène par ailleurs une action pédagogique depuis de nombreuses années, en direction de près d’une centaine d’élèves de tous âges répartis par petits groupes au sein de son école. La troupe a aussi représenté à deux reprises la Picardie au Festival national de Théâtre de Tours et effectué une tournée en Tchécoslovaquie, où elle s’est notamment produite à Prague.

La distribution
Distribution

Dom Juan, fils de Dom Luis Serge VINSON
Sganarelle, valet de Dom Juan
Kristen JOSSE
Elvire, femme de Dom Juan
Adélie GERMAIN
Gusman, écuyer d’Elvire
Etienne NIEDERLANDER
Dom Carlos, frère d’Elvire
Jean TRUCHAUD
Dom Alonse, frère d’Elvire
Laurent SAINT GERMER
Dom Luis, père de Dom Juan
Pierre DEBERT
Francisque, pauvre
Danielle LARUE
Charlotte, paysanne
Florence SAINT GERMER
Mathurine, paysanne
Laetitia PETIT
Pierrot, paysan
Laurent SAINT GERMER
La statue du Commandeur
Danielle LARUE
La Violette, Ragotin, laquais
Etienne NIEDERLANDER
Monsieur Dimanche, marchand
Pierre DEBERT
La Ramée, spadassin
Jean TRUCHAUD
Un spectre
Adélie GERMAIN


Décor
La Lucarne

Costumes
Josette MERLIN

Régie
Isabelle DOMENECH, Christine FONTELLE, Jean Luc NAVOISAT



Revenir au contenu | Revenir au menu